Lorsqu’avec d’autres collègues agriculteurs Philippe Morel lance l’association de Valorisation et de Préservation du Patrimoine des Hauts de Sainte-Marguerite, il y a dix ans, l’idée était de dynamiser les ventes directes des produits de la ferme, « du producteur au consommateur ». Depuis, devant le succès de cette initiative, Philippe accueille les gens chez lui, week-ends et jours fériés. Et si on y casse, de ses propres mains, les branches des arbres fruitiers et on y cueille soi-même ses légumes, on vient surtout faire le plein de chaleur humaine.

 « Ma mère, se remémore Philippe Morel, nous disait souvent qu’il n’y avait ni filles ni garçons à la maison. Il n’y avait que des enfants capables de participer aux tâches quotidiennes. » De cette éducation, l’homme garde une grande polyvalence ménagère. Et ce qu’il maitrise le mieux c’est assurément la cuisine. « Chez moi, assure-t-il, elle n’est pas métro, elle n’est pas chinoise, elle est créole ! » De plus, le mot « participatif » n’est pas galvaudé ici. Le visiteur de fin de matinée aurait droit à un cours sans même s’en rendre compte.

Peut-être les choses les plus simples en apparence sont-elles celles qui restent le plus longtemps en mémoire ? Une petite omelette avec les œufs de la cour vite faite, un ti rougail tomate, une fricassée de brèdes chouchou, une saucisse frite… « Notre but, explique Philippe c’est de montrer aux gens que tout ou presque autour de nous peut se consommer. Les espèces endémiques n’ont pas poussées ici par hasard. »  Si la formule enchante les touristes européens, elle ravit aussi les Créoles revenus au pays, heureux de retrouver chou de canne, peau banane, baba figue… Philippe, un brin magicien, nous l’assure : « Avec un zaret, mi peu faire un queu de morue ! »

L’association de Valorisation et de Préservation du Patrimoine des Hauts de Sainte-Marguerite

106 chemin Lamandière, 97437 Sainte-Anne0692 672 350 – avpphsm@yahoo.fr

Laisser une Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.