Charbonnier, ce métier manuel avait encore toute son utilité et une place très importante dans le quotidien de tous les Réunionnais, il y a quelques décennies à peine.

Aujourd’hui, combien de charbonniers exercent encore à La Réunion ? La question posée à Camille Corré  trouve quelques éléments de réponses.

C comme charbonnier

Dans la famille de Camille, les hommes fabriquaient autrefois, une autre forme de charbon, sous terre. C’était compliqué, difficile. Aujourd’hui, le charbon se fait dans des fûts. Cette technique donne un peu moins de travail.

D’après Camille, le métier de charbonnier n’est pas du tout un métier à risque. Par contre il tend à disparaître. Il resterait environ six charbonniers sur l’île, la plupart appartenant à sa famille.

S comme savoir faire

De nos jours, pour fabriquer du charbon, il faut compter 48 heures pour une cuisson, une journée pour la coupe du bois et 36 heures pour la production. La production consistant à couper, mettre en bac et mettre le feu.

Sorti du four, le charbon est passé dans un tamis pour enlever la cendre. Les gros morceaux de charbon  sont destinés à la cuisson des poulets grillés par exemple. Le reste du charbon est tamisé, mis en sachets de 20 litres et livrés dans les petits commerces, au marché etc.

P comme passion

Pour Camille, être charbonnier relève de la passion. C’est un métier qu’il pratique toutefois occasionnellement depuis 20 ans quand même. Cet homme plein d’énergie exerce une autre profession en plus de sa passion. Il pense qu’il pourrait vivre du charbon mais la main-d’œuvre pose beaucoup trop de problèmes. Les gens ne veulent plus travailler ainsi.

Ou Patrimoine

La famille, les amis, il y a tout le temps du monde chez Camille. Les gens trouvent son métier extraordinaire et viennent admirer son savoir-faire. Le charbonnier prend beaucoup de plaisir à expliquer ce métier d’autrefois. Il aime transmettre son savoir et souhaite former des jeunes pour que le métier de charbonnier ne disparaisse pas.

M comme message

Pour Camille le passionné, les jeunes doivent continuer à apprendre cette profession. Puisque le bois, la matière première est là, il n’y a aucune raison pour que le métier ne perdure pas. A 25 ans, le neveu de Camille a relevé le défi. Il s’est lancé dans l’aventure grâce à son oncle.

Car comme le dit si bien Camille : « A la Réunion il y aura toujours des fêtes et du poulet grillé donc il y aura toujours besoin de charbon ».

Carine Piotrowsky d’après les propos recueillis par Daniel Robert

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